Lorsque j’ai entrepris ma reconversion professionnelle il y a quelques années, une question est devenue centrale : qu’est-ce que je veux vraiment vivre au quotidien dans mon travail ? Qu’est-ce qui me ressource, me nourrit ?

Et c’est lors de mon bilan de compétences que j’ai mis un mot sur un besoin profond : celui d’être en contact quotidien avec le BEAU.

Après plus de dix ans passés à travailler dans l’industrie, j’aspirais à autre chose. Bien sûr, certaines images d’usines peuvent avoir leur propre esthétique (il faut voir la beauté d’une coulée de magnésium en fusion pour le croire, souvenir de mon ancienne vie pro), mais ce n’était pas le type de beauté qui me faisait vibrer.

Cette aspiration au BEAU est devenue un fil rouge dans la conception de la Maison Labeye.

La beauté comme respiration pour l’esprit

Pendant longtemps, j’ai eu du mal à expliquer ce que le BEAU m’apporte. Lors d’une séance d’accompagnement, ma coach m’a demandé pourquoi j’y attachais autant d’importance. Je me souviens lui avoir dit que lorsque je me trouve dans un lieu beau, je ressens un apaisement immédiat. Comme un « t’inquiète pas, tout va bien » silencieux. Le BEAU, pour moi, crée les conditions pour que je puisse respirer, me poser, être bien.

Et plus je m’interrogeais, plus cette intuition prenait forme.

En ré-écoutant un podcast avec Marie Robert, puis en lisant un de ses livres (Le miracle du réconfort) et un autre de Charles Pépin (Quand la beauté nous sauve), j’ai trouvé des clés pour comprendre ce besoin. Ils expliquent tous deux que le BEAU a ce pouvoir unique de nous détourner de notre agitation mentale. De suspendre, l’espace d’un instant, le tumulte intérieur.

Photo Chali Photographies

Marie Robert explique :

Lorsqu’on dit que quelque chose est “bien”, on le fait en vertu de critères moraux; lorsqu’on dit que quelque chose est “bon”, on l’exprime en vertu de nos sens; lorsqu’on dit que quelque chose est “vrai”, on tranche en s’appuyant sur notre raison. […] C’est comme si nous avions dans notre esprit un gros catalogue qui nous aide à établir tout en tas de jugements […] Lorsqu’on trouve quelque chose de “beau”, il n’y a pas de lutte, de réflexion, de critères, de travail, il n’y a que cet incroyable et miraculeux plaisir esthétique qui nous envahit.

Et Charles Pépin ajoute :

La beauté a le pouvoir de nous arrêter dans la hâte de notre vie.

Cette idée m’a marquée. Oui, c’est exactement ça : le BEAU me fait ralentir. Il me fait respirer.

Pourquoi la beauté est un besoin vital dans un monde surchargé

Dans un monde où tout va vite, où les notifications rythment nos journées et où les sollicitations extérieures sont constantes, il est facile de se laisser emporter. Le BEAU agit alors comme un ancrage. Un moyen de se reconnecter à soi, de revenir à l’essentiel, ne serait-ce que pour quelques instants.

Prendre le temps de s’entourer de beauté, c’est refuser l’automatisme, la surstimulation. C’est accorder de la valeur à l’instant présent.

C’est donc bien plus qu’un détail esthétique. C’est un besoin profond, souvent ignoré, mais fondamental pour notre équilibre.

Photo Ivan Rodeo Rodriguez

Un lieu pensé pour ralentir, se ressourcer et respirer

C’est ce même effet que je veux partager à travers la Maison Labeye.

Quand j’ai conçu ce lieu, j’ai pensé chaque détail pour créer un environnement qui offre cette respiration. Les teintes, les matières, la lumière, les fleurs fraîches qui accueillent chaque voyageur, les objets choisis avec soin… Ce n’est pas une décoration figée ou parfaite : c’est une atmosphère. Un équilibre entre chaleur et sobriété, entre douceur et vie.

Photo Chali Photographies

Je ne cherche pas à impressionner. Je veux juste que, dès que l’on entre, quelque chose en soi puisse souffler : « ah, ici, je peux poser mes valises, je peux poser mon mental. »

Parce que je crois que l’on a besoin de lieux comme ça. Des lieux où le BEAU n’est pas un luxe, mais une nécessité pour respirer, s’alléger, se reconnecter.

Une invitation à ralentir et à se reconnecter au beau

Il y a mille façons de rencontrer le BEAU : dans la nature, dans un objet artisanal, dans une table dressée avec soin, dans un bouquet de fleurs sauvages, dans une lumière de fin de journée.

Et si vous veniez vivre ça ici ?

La Maison Labeye est une invitation. Une parenthèse. Un cocon. Un lieu pensé pour que vous puissiez ralentir, souffler, contempler. Vous reconnecter au BEAU. Et repartir, l’esprit plus clair.